lundi 3 avril 2023
Boucle du Bassin Vital - Mai 2023
mardi 25 octobre 2022
Trail de Bourbon - Octobre 2022
Résultats Trail de Bourbon 2022
30 ans du Grand Raid : J+1 [FINISHER TDB 2022]
Après 12 mois d’entrainement, de transpiration, de rigueur, de discipline, de sacrifice, de blessure, de frustration, de douleur, de doute, de stress, de démotivation, je suis arrivé au bout des 109 km et 6260 m de D+ du Trail de Bourbon !
Ils m’ont dit « fait péter » ; « tien bo, larg’ pas » ; « nous retrouv’ La Redoute », j’ai répondu « Alloooooons ! ». Détermination et concentration m’auront permis de réaliser un rêve un peu fou. Celui de terminer mon premier ultra-trail !
Sur 1321 coureurs engagés, 868 arriveront à franchir la ligne d’arrivée dans les 42 heures imparties. C’est donc avec une immense fierté que je boucle ce magnifique parcours en 27h33min28s (199è scratch).
Au-delà du résultat, anecdotique, l’aventure a été absolument incroyable ! Tout commençait pourtant assez mal. Le départ depuis Cilaos est décalé par la Direction de course de presque 1 heure en raison des problèmes d’acheminement des coureurs via les navettes. 20h55, l’hymne débute et la seconde vague dans laquelle je me trouve est enfin lâchée ! Les premiers kilomètres s’effectuent dans une ambiance de feu malgré des températures déjà fraiches pour le début de la nuit. Ensuite, première montée vers Caverne Dufour via le Bloc. Humidité, pluie, froid, boue et sol glissant…les conditions rêvées pour débuter. Je commence à prendre conscience de l’ampleur de la tâche qui m’attend. Sans compter sur le fait qu’une douleur au dos s’est réveillée avant le départ et j’éprouve des difficultés à m’alimenter en raison du stress. Cela rend ces 13 premiers kilomètres déjà bien compliqués.
PK25, ravitaillement à Hell-Bourg. Je suis 536è et j’accuse plus d’1h30 de retard sur mon estimatif. Je n’ai pas encore pris 1 minute de plaisir sur les 6h30 de course. Je n’avance pas, je ne rentre pas dans l’évènement, c’est dur, j’hésite à m’arrêter ici. Et puis, le mental, la fierté, l’égo, il se passe un truc. J’arrête la montre et laisse de côté le temps. Se relever et avancer. Je repars sur la route qui descend vers Bras-Marron. C’est roulant, il n’y a plus de trafic, je respire. J’attaque la montée vers Pleine des Merles : 1200 m de D+ sur 10 km, un bon morceau. Je suis concentré et je reprends les choses en main. Pendant un peu plus de 2 heures, je vais compter : 1 - 2 - 3. 1 - 2, respiration ; 3 expiration. Les jambes sont là, la tête aussi, les planètes commencent enfin à s’aligner pour moi. Les premières lueurs du jour me permettent d’apprécier un paysage à couper le souffle. Arrive doucement l’entrée dans le Cirque de Mafate, « mon » terrain de jeu ! On est sur le second tier de course et je vais prendre un plaisir absolument indescriptible pendant près de 40 km. Une véritable délivrance, je prends un rythme régulier, léger, et j’enchaine les montées, les descentes. Je suis bien. Vraiment bien. Comme un sentiment d’être là où il faut. J’espère que ces sensations vont durer le plus longtemps possible !
Avant de sortir de Mafate, je fais une vraie pause à Deux-Bras. Changement complet d’équipement, je fais le plein, je mange, je vois les podologues qui me réparent une ampoule et me soulagent de quelques échauffements sous les pieds. Je ferme les yeux 10 minutes avant d’attaquer le Mur de Dos d’Ane. Une difficulté que je n’appréhende plus, je maitrise l’ensemble des repères : la canalisation qui fuit, les morceaux de parcours à escalader, les échelles, les bambous et finalement les bruits du village. Ce sera ma 15è montée sur les 6 derniers mois. Chrono 1h10. A peine 15 minutes de plus qu’à l’entrainement et avec 71 kilomètres dans les jambes. Pas mal. Maintenant, je suis à la maison. La suite je la connais par cœur : Chemin Ratinaud, Kalla, La Possession. L’ambiance, le monde, la folie du Grand Raid, c’est génial. A partir de là, plus rien ne peut m’arriver…enfin, c’est ce que je pense. Je suis en train d’oublier le principal : rester humble.
Arrive le début de la seconde nuit et le fameux sentier des Anglais. Cassant. Physiquement et moralement cassant. La descente vers la Grande Chaloupe fait mal, très mal. Des coureurs sont couchés sur le côté du chemin, un autre vomi, encore. Certains sont brisés, vidés. Il me reste 15 kilomètres. La montée vers Saint Bernard se passe plutôt bien. Celle vers Colorado, moins. J’ai mal. Je n’y suis plus. Je n’ai plus d’énergie. Je sors de ma course, je regarde les messages de soutien, l’émotion me submerge. Mais pourquoi tu… A peine la question me traverse l’esprit que je me reconcentre. Non. Terminer sous les 30 heures estimées, ne pas craquer. On verra le reste plus tard. Finir sous les 30 heures, ça doit rester et ça restera ma dernière obsession. Au sommet du Colorado, il reste 5 kilomètres de descente technique vers le stade de La Redoute. Vers la délivrance. Ma frontale n’a plus de batterie…gros coup au moral. Je débute la descente avec un petit groupe et profite du halot de leur lumière. Ça ne va pas. Je décide donc d’allumer la lampe de mon portable. 19% de batterie, pourvu que ça tienne encore 1 heure. Le lendemain, je me rendrai compte que j’avais un jeu de piles dans la poche de mon sac. Manque de lucidité ? Stress ? Fatigue ? Bêtise ? On entend le speaker qui annonce les arrivées. Peu importe donc. Je n’ai plus mal.
Il y aura eu plus de 6 500 Fous sur les 4 courses du Grand Raid 2022. 6 500 histoires. Toutes uniques, belles, magiques. Que ce soit pour des motivations personnelles, collectives, solidaires, …chacun l’aura vécu à sa façon. J’ai eu la chance de prendre 110 km de pur plaisir. De terminer dans de bonnes conditions. C’est fou !
Félicitation à nous tous et à l’année prochaine !
Un grand merci au Grand Raid de la Réunion pour toutes les émotions. Merci aux équipes de bénévoles, aux équipes médicales, aux coureurs rencontrés sur les sentiers et à tous les spectateurs pour leurs encouragements sans faille ! Vous faites de cet évènement trail quelque chose d’unique au monde, de rare, de magnifique. J’en garde des étoiles plein les yeux (et quelques courbatures) !
Un immense merci aux collègues, aux copains et à la famille pour le soutien et les encouragements tout au long de l’aventure.
Une pensée toute particulière à Thib’s et Lucie qui étaient présents pour m’encourager au départ, à Célia qui m’a aidé à peaufiner ma préparation physique, à Dadane pour ses encouragements dans les 10 derniers kilomètres, à Jean-Philippe et Cyrille pour leurs précieux conseils, à Valérie pour la logistique d’avant départ et à Sylvette, Fabrice, Laurent et Tatiana pour leur soutien à l’arrivée. Evidemment, merci à Maman et Lulu, mes plus grandes supportrices, pour croire en moi, toujours et encore !
mardi 31 mai 2016
Bienvenue à BanGui'gui
En se rapprochant de notre destination finale, je découvre les premiers signes de vie avec des bouts de piste et quelques petits villages parsemés dans cet immensitude verte. Nous passons à présent au-dessus de l’Oubangui, le fleuve marquant la frontière entre la RCA et la République Démocratique du Congo. La saison des pluies étant bien entamée, le niveau d’eau est élevé mais je devine quelques bancs de sable dignes des plus belles plages de France. Au loin, je peux commencer à admirer les premières collines où quelques nuages y sont restés accrochés. La météo est grise mais il ne pleut pas. Les premières pistes, les premiers villages et les premiers signes de vie se font plus nombreux. Finalement la voilà qui se dévoile, Bangui ! Les premières images de la ville me font rêver. Les routes en latérite sont d’un rouge vif, les maisons forment un damier presque parfait, les gens sont dehors, se déplacent en vélo, à moto ou à pied. Nous passons au-dessus de champs cultivés à moitié inondés par les dernières précipitations. Je sens que l’avion perd de l’altitude et je découvre de plus en plus de détails de la ville. C’est à ce moment que nous survolons un quartier qui me rappelle que dans quelques minutes je vais atterrir dans un pays et dans une ville qui sort d’une guerre et qui a subit de violents affrontements au cours de ses dernières décennies. Le paysage est marqué par les évènements de septembre 2015 qui ont été d’une grande violence. Ici, je ne retrouve aucun signe de vie. Une véritable ville fantôme se dresse sous mes pieds, les rues sont désertes, les maisons détruites, le quartier a été littéralement ravagé. Je me rends compte que la nature a progressivement gagné du terrain sur les ruines de cet arrondissement, signe que les habitants n’ont plus remis les pieds ici depuis plus de 8 mois...
Cette piqûre de rappel me ramène rapidement à la réalité. Le tarmac se dessine peu à peu. Nous nous posons. Le choc est violent. A quelques dizaines de mètres de la piste, des enfants observent notre oiseau de fer. Ici, il n’y a pas de clôture. J’ai l’impression d’atterrir en pleine brousse, pourtant je suis bien à l’aéroport international de la capitale centrafricaine. Plus loin, on retrouve une foule qui attend la permission d’un militaire pour pouvoir traverser la piste. Je comprends vite qu’il s’agit de réfugiés qui « logent » à l’aéroport…ou plutôt dans le camp de l’aéroport. Je découvre rapidement les premières tentes, cabanes en tôles et autres abris de fortune. Comme tout le monde, j’avais déjà vu ces images à la télévision, aux informations ou dans des films, mais aujourd’hui le choc est grand. Le campement est immense, la pauvreté semble atteindre des records et je ne te parle même pas de l’insalubrité. Je n’ose imaginer les conditions de vie de ces pauvres gens.

Le centre-ville est petit. Les bâtiments sont bas. J’ai l’impression d’être dans un grand village. Après avoir pris le petit déjeuné chez Eric, où j’y ai également rencontré François mon N+2 de l’Ambassade et responsable du SCAC (Service de Coopération et d’Activité Culturelle) ainsi que le responsable de l’Alliance Française, Eric me ramène à mon nouveau domicile. Notre villa se situe dans le quartier riche de la ville sur la colline de Bangui. Lorsque nous entamons notre montée, je suis frappé par la hauteur des murs entourant les propriétés et l’ensemble des barbelés qui surmontent ces derniers. J’ai l’impression de passer à côté de prisons hautes sécurités.
Arrivée devant le portail, le gardien nous ouvre et je découvre ma nouvelle maison, notre maison puisque je vais la partager avec Morad et Adrien (VI à l’Ambassade), Laetitia (VI à l’Alliance Française) et Louise (VI à l’Agence Française de Développement). Le cadre est exceptionnel ! La villa se situe sur la colline, au bout de la rue. Nous partageons une immense parcelle avec une autre maison qui héberge le médecin de l’Ambassade. Après avoir franchi le portail, une grande allée se dessine jusqu’à la porte d’entrée de cette belle villa coloniale. Les espaces extérieurs sont bien aménagés mais manquent cruellement d’entretien. Aujourd’hui le bâtiment est vétuste, les coupures d’eau sont fréquentes et je ne te parle même pas de l’électricité. Néanmoins, avec un peu d’imagination, on arrive vite à se projeter quelques décennies en arrière lorsque les banquets étaient réalisés avec toute la haute société de Bangui ! J’allais oublier, nous avons 5 gardiens qui permutent chaque jour et Hervé, l’homme à tout faire de la maison #commentdevenirencoreplusassitéqu’avant : Hervé s’occupe essentiellement de l’entretien de la maison, des courses, de la cuisine et du linge.
Je suis accueilli par Adrien et Louise qui m’aident à m’installer et me propose une petite ballade le long de la colline pour rejoindre l’Ambassade et les terrains de sport où une partie de tennis m’attend. Ma journée se termine par un petit concert à la Brasserie avec Louise où je fais la connaissance de Morad et de la bière locale (pas forcément exceptionnelle mais elle est fraîche et c’est tout ce qu’on lui demande). Nous rentrons avec Louise un peu avant l’heure du couvre-feu et je vais me coucher, épuisé.
Bonne nuit et à très vite pour plus de récits !
vendredi 13 mai 2016
Voyage au centre du planisphère
Bangui la Coquette
Capitale : Bangui (600 000 habitants)
Régime politique: République
Démographie: 4,5 millions d'habitants / Indice de fécondité de 4,5 / Croissance de 2% / Espérance de vie de 51,4 ans pour les femmes et 47,7 ans pour les hommes
Ethnies: Gbaya, Banda, Sango, Yakoma, ...
Langues officielles: français et sango
Religions: animiste (60%), chrétiens (25%) et musulmans (15%)
Alphabétisation: 56%
Développement humain: 185ème / 187 pays (PNDU de 2014)
Economie: Croissance d'1% / PIB par habitant de 473$
Monaie: Franc Cfa
Le pays est constitué d'un vaste plateau d'altitude variant entre 500 et 900 mètres, drainé par 2 grands fleuves: l'Oubangui et le Chari. Le point culminant s'élève à 1 420 mètres, il s'agit du mont Ngaoui. Partagé entre Savanes et forêt équatoriale, la RCA dispose par ailleurs de nombreuses ressources naturelles, notamment l'uranium, l'or et les diamants.
13 mai : le corps de la Française Camille Lepage, photoreporter, est retrouvé dans la région de Bouar. Elle aurait été vraisemblablement victime d'une embuscade.
19 janvier : 2 personnes, dont une Française en mission humanitaire, sont enlevées à Bangui par des miliciens chrétiens anti-balaka mécontents de l'arrestation d'un de leurs chefs, "général Andjilo", soupçonné d'avoir été un des meneurs des massacres de musulmans en décembre 2013.
mardi 10 mai 2016
Volontariat International en Administration à Bangui, République Centrafrique
Le contrat VI - Volontariat International

Le recrutement
La mission
Les démarches administratives
- Mise à jour des vaccins à l'hôpital militaire Legouest à Metz,
- Prise de sang afin de vérifier que je ne rentre pas "accompagné" du Sénégal,
- Obtention d'un certificat médical stipulant que je suis apte à travailler en République Centrafrique,
- Demande d'un passeport de service,
- Demande d'un VISA de service,
- Réalisation de la formation sécurité et rencontre avec le département psychologie du Ministère,
- Préparation du voyage.
Il est à noter que le Ministère des Affaires Etrangères prend en charge le billet d'avion aller-retour, les frais de passeport et de VISA de service, ainsi que 150 kilogrammes de bagages.
La formation sécurité
Nous parlons essentiellement des risques politiques, criminels, terroristes et des risques liés à la protection de l’information. Cette demie-journée est très intéressante, de nombreux exemples viennent illustrer les problèmes que l'on peut rencontrer durant nos missions, on blague un peu sur tous les risques et au final, on se rend compte qu'on ne part pas, mais alors pas du tout, en colonie de vacances... Le moniteur n'est pas aussi drôle, surtout quand il prend une voix grave et sérieuse! Bon ça va, j'arrête de plaisanter...
Je ne vais pas te résumer toute la formation mais laisse moi néanmoins te partager certains points qui me semblent être importants et utiles pour l'ensemble des voyageurs partant vers des destinations où la vigilance doit être un minimum renforcée. Tu me diras que ça relève du bon sens mais parfois c'est bien de le rappeler.
- Lampe de poche avec batteries,
- 1 change complet de vêtements,
- 1 couteau,
- Une trousse de premiers soins,
- Suffisamment d'eau pour 48 heures,
- Rations de survie,
- Copie scannée des papiers importants.
Note: le tout est à étanchéifier!
- Eviter les plain-pieds sans barreaux,
- Identifier les compteurs eau / électricité / gaz et savoir les couper en cas de problèmes,
- Identifier une pièce de replie (exemple: salle-de-bain),
- Connaître ses voisins,
- Mettre une câle à la porte de sa chambre la nuit,
- Identifier et tester les sorties de secours,
- A l'hôtel: éviter les étages trop élevés et au-dessus de l'accueil.
- En cas d'enlèvement, rester calme, montrer ses mains, réaliser des gestes lents et se laisser faire,
- En cas d'agression physique, protéger ses organes vitaux,
- En cas de demande de rançon, s'assurer que la personne a bien été enlevée,
- Ne pas improviser et jouer les héros.
Source: https://www.civiweb.com
Source: http://www.diplomatie.gouv.fr




















