jeudi 27 juin 2024

DU Trail-running, année universitaire 2023/2024 [ADMIS…avec un podium]

Dossier DU Trail-running - Comment optimiser la prise en charge athlète pour obtenir sa version la plus aboutie?

Ouf, les neurones fonctionnent encore! Et plutôt bien puisque je termine cette formation en trail-running avec la mention “Très bien”. Moyenne de 17,5/20 (dossier: 19/20 - soutenance: 16/20) et, et, et…second de promo! Comme quoi, mes lunettes de l’intelligence ne faisaient pas tout…

Au-delà des résultats (qui me rendent accessoirement très fier), ce qui compte le plus pour moi aura sans aucun doute été le chemin parcouru depuis le début de cette formation, aussi passionnante qu’enrichissante. J’ai appris beaucoup et rencontré des personnes avec une appétence intellectuelle, à l'écoute et ouvertes au partage. J’avais quelques certitudes sur ma pratique, autant te dire qu’elles ont véritablement été bousculées. Et c’est tant mieux!

Pour valider cette formation (parce qu’il fallait bien nous faire travailler un peu), il nous a été demandé de suivre un athlète dans sa préparation en ayant une approche holistique de l'activité (tu vois, j’ai même appris un mot super compliqué). J’ai ainsi effectué ce suivi sur mon propre cas étant donné que je me consacre à temps plein à la pratique du trail-running et qu’il s’agit d’une continuité dans mon projet sportif débuté en 2023. Ainsi, j’ai voulu comprendre comment optimiser la prise en charge athlète afin d’obtenir sa version la plus aboutie. En m’inspirant des meilleurs, il s’agissait ainsi d’aller rechercher mes facteurs de performance, de les comprendre et de les développer au maximum. Grosso modo, mon corps est mon outil de travail et l’objectif est de le paramétrer pour aller au-delà de mes “limites” actuelles!

Pour celà, j’ai travaillé sur différentes thématiques. J’ai d’abord réalisé plusieurs tests et bilans afin d’avoir des données qui m’ont servi de repères. Ensuite, j’ai commencé un travail d’introspection pour comprendre mon profil psychologique ainsi que mes motivations à courir (et il y en a quelques-unes…si, si, je t’assure). Une fois le portrait du garçon dressé, j’ai mis en place toute ma planification projet ainsi que mon plan d’entraînement. De même que, j’ai défini l'ensemble des séances spécifiques sur lesquelles j’allais travailler au cours de la saison. En parallèle, j’ai également fait un gros travail sur la gestion de mon alimentation pour répondre à ma dépense énergétique quotidienne mais aussi sur la gestion de mon sommeil dans le but d'améliorer ma récupération. Enfin, j’ai (malgré moi) développé toute une partie sur la gestion de ma blessure aux tendons d’Achille. Avec du recul, je pense d’ailleurs que cette période compliquée m’aura vraiment servi à prendre du recul, à évacuer une certaine pression et à revenir plus fort et plus motivé. Enfin, j’ai terminé mon dossier en présentant la stratégie de communication mise en place cette année et la construction d’une équipe d’assistance en vue du Grand Raid 2024.

Au final, je suis vraiment satisfait du travail réalisé et de tout ce qui a été mis en place depuis janvier 2023. Pour les personnes intéressées, mon dossier sera accessible sur ma page LinkTree et LinkedIn d’ici la fin d'année. En attendant, n'hésitez pas à liker et à commenter cette publication pour l’avoir en avant première.

Encore un grand merci à l’Université de la Réunion, à Yoann Mornet et à toute l'équipe pédagogique qui a animé cette formation. Merci également à Cyril Granier - Conseiller optimisation de la performance pour le temps passé ensemble au CREPS, ainsi qu’à Edwin Lucas - Coach en nutrition sportive chez ATLET et à l'école de préparation mentale FOCUS. Enfin, merci à mon Assistante 6 étoiles qui m’a soutenu dans ce projet et qui continue de m’encourager au quotidien.

Et maintenant, on fait quoi? Ah oui…maintenant, il n’y a plus qu’à appliquer tout ce que j’ai appris et je te donne rendez-vous le 17 octobre prochain pour le Grand oral!

dimanche 23 juin 2024

Trail de Grand Bassin Mollaret - Juin 2024

Vue sur les paysages de Grand Bassin

Enfin! 6 mois plus tard, enfin un dossard. Et sur un parcours que j’aime bien puisqu’il s’agit de celui de Grand Bassin, ma toute première randonnée à La Réunion en 2012. Depuis, je m’y suis testé en trail avec une belle 8è place l’an passé et le WE dernier, nous avons fait une petite sortie reconnaissance avec mon Assistante 5 étoiles (que je remercie déjà pour m’avoir accompagné et soutenu aujourd’hui dans ce moment important pour moi).

Alors, pour ce retour et, on peut le dire, ce premier test suite à ma blessure aux tendons d'Achille (TA) en mars dernier, j’arrivais sur cette ligne de départ avec le feu vert de mes kinés mais aussi un gros warning sur l'intensité à y mettre. Parce que les TA sont encore sensibles. Et qu'il ne faudrait pas venir bousiller le travail des mois précédents. Et parce que je n’ai plus fait 20 kilomètres depuis fin février…et parce que c’est comme ça. Un point c’est tout!

Tu l’auras compris, le mot d’ordre de la journée était: ne soit pas trop c**! Alors oui, tu t’en doutes, j’ai suivi à la lettre cette consigne... Enfin… J’ai déjà décidé d’y aller à la sensation, quitte à abandonner à Mare à Boue (oui, a-ban-do-nner). J’ai aussi accepté de ne rien aller chercher. Ni podium. Ni référence de 2023. Ni rien du tout. Mais comme le dirait Orelsan, “T’es plus intelligent qu’avant mais t’es toujours très con”...

Malgré cette absence de pression et de résultat, cela ne m’a pas empêché d'être particulièrement stressé avant le départ (3 passages aux toilettes, si je dois faire une référence au Jeu de Coline). J’appréhendais notamment mon retour de blessure. Les tendons, le nerf de la course. Mais une fois sur la ligne de départ, j’ai enfin respiré. Je me suis senti à ma place. J’ai pris un positionnement en 3è ligne pour éviter de partir comme les brutes tout en gardant l'opportunité d’entrer dans le sentier dans le premier tiers. Du coup, les 3 kilomètres dans Bourg-Murat servant à étirer le peloton se font en 3’30; 4’15 et 4’30 au kilomètre. Un peu rapide au départ, je te l’accorde, mais après le premier kilomètre je me laisse dépasser sans rechigner. Sans rechigner car je reprends une grande partie des coureurs partis trop vite et qui sont déjà rouge-coquelicot après 10 minutes de course. J’entre donc dans le single en 18è position et je vais faire une descente sur un rythme plutôt calme. En gros, je laisse couler…sans forcer. Je sens que je n’ai pas travaillé la descente technique car je fais des mauvais choix de trajectoire et je glisse à plusieurs reprises dans mes chaussures. Sans doute un laçage un peu trop lâche. Heureusement, j’arrive en bas sans problème et sans aucune douleur, ni crispation. La traversée de Grand Bassin jusqu'au départ du sentier Mollaret se fait sur un chemin forestier et une pente ascendante. Je prends un petit rythme de course. Les muscles ont comme l’an dernier dû mal à comprendre ce qu’il leur arrive après avoir fait 650 mètres de dénivelé négatif. Et j’ai à nouveau cette question qui me revient: mais…pourquoi tu fais ça? C’est dur, non? Personne autour de moi pour débattre du sujet, je l’abandonne vite fait pour revenir sur mon effort.

PK8, on attaque le pétard de la journée: le Mollaret. L’an dernier, j'avais fait une énorme descente mais une montée timide. Cette année, je me suis dit que j'allais le grimper différemment, en poussant un peu plus fort sur les jambes. Et ça déroule puisque je récupère 11 coureurs pour arriver 7è au ravitaillement de Mare à Boue, à PK16.

Pour le coup, Mare à Boue porte parfaitement son nom. Lorsque l’on entre sur le plateau, ça glisse, il y a de la boue partout, des flaques et la météo est carrément automnale. Nuage, pluie, vent et températures…fraîches. Et devine quoi? Je m'éclate carrément! J’ai toujours mon rythme régulier et je fais attention à mes zones d’intensité, par contre les sensations sont vraiment bonnes et mon manque de rythme ne se fait pas ressentir.

J’arrive au ravitaillement et là, petit couac. Coline devait m’y attendre pour changer ma flasque d’eau mais je ne la vois pas. Je lui avais dit que je serais là en 2 heures. Comme j’aime être à l'heure, je suis même arrivé avec 10 minutes d’avance. Où est-elle? Panique! Je suis un peu déboussolé mais je relance. Pas le choix. Les derniers 6 kilomètres de route en faux plat descendant risquent d'être long. Finalement, je la retrouve 200 mètres plus loin et mon ravitaillement se passe en plus ou moins 1 seconde (on est meilleur que Mathieu et Alix sur ce coup là! Bon…ok…il n’y avait qu’une flasque à réceptionner). Un concurrent est devant moi et un autre tout juste derrière. Les écarts doivent être d’une minute. Je décide de ne pas aller le chercher tout en essayant de conserver ma place. Coline roule à mes côtés et prend la température. Je vais bien. Les sensations sont toujours bonnes mais je lui accorde que je n’ai pas vraiment suivi le plan de route. Je suis un peu rapide par rapport à l'idée de départ. Ah oui, tu l’as déjà compris? Oups…bon, ben, autant terminer fort alors me dit une petite voix dans ma tête? Ne soit pas stupide me dit une autre petite voix. Mais taisez-vous! 18 minutes et 40 secondes pour faire le dernier 5000, je te laisse juger le niveau d’intelligence du garçon.

Au final, je termine la boucle en 2h18min21” et gagne 2 minutes par rapport à l’an dernier, ainsi qu’une place en finissant 7è sur 400 coureurs. Alerte spoiler, à ce rythme, je remporte ce trail en 2030! La petite surprise du jour est que je monte sur la seconde marche du podium M0. Plutôt pas mal pour une reprise en “relative douceur”. Mais l’important est ailleurs: j’ai d’abord réussi à trouver une belle régularité dans les différentes sections du parcours. J’ai également pris du plaisir malgré des conditions mitigées. Et je ne me suis pas fait mal, ni physiquement, ni mentalement. Mes zones d’intensité restent malgré tout raisonnables et…et…et, aucune gêne aux TA durant la course (douleur assez faible à froid, je vais les bichonner maintenant). Un bilan très positif, qui fait un bien fou au moral! Je sais qu’il me reste encore un long chemin avant de retrouver la pleine possession de mes moyens, mais on avance dans la bonne direction.

Un immense merci à mon Assistance 5 étoiles (peut-être même 6?) qui a bravé la météo et l’attente pour m’encourager et me ravitailler. Merci à l'Association d’Athlétisme Jacky Murat pour l’organisation de ce bel événement trail. Sans oublier, merci aux bénévoles, toujours au rendez-vous pour nous accompagner, nous orienter et nous encourager!

samedi 15 juin 2024

Le jeu de Coline #11: Mettre une couleur en avant

 Le rouge jaiterminémonpremiertrail après avoir terminé la Kalla en novembre 2021

Bleu-blanc-rouge, cocorico! Partons sur le rouge, couleur souvent associée à des émotions fortes et passionnelles et qui me colle si bien à la peau (surtout quand j’oublie de mettre de la crème solaire). Tu l’auras deviné, je vais te faire un remake des 50 nuances de rouge…dans ta face de traileur.

Commençons avec le rouge-rosée-petit-cochon. C’est tout simplement quand ta peau est attaquée par le froid des Hauts durant l’effort. En plus de la goutte au nez, ça pique carrément et vaut mieux ne pas se prendre une baffe de Cryptomeria à ce moment!

Ensuite, tu as le rouge-tomate-bien-mûre. Cette nuance apparaît notamment dans le Mur de Dos d’Âne…quand tu es en plein effort…et qu’il est autour de 10h00 du matin quand le soleil i pouak! Ça dégouline, le râle du désespoir se fait entendre et l’odeur s'apparente effectivement à la tomate bien trop mûre…

Tu as aussi le rouge-cul-de-babouin. Mon préféré car celui-là est vraiment vif. Il se manifeste en général le lendemain de ta sortie. Bah oui, tu sais, quand il y avait des nuages, certes, mais que tu as oublié l’indice UV de l’espace de +16…

Le rouge-coquelicot, lui est mignon mais fatal. C’est quand t’es parti en 3’30” au kilomètre et que tu exploses au kilomètre 3…sachant qu’il te reste évidemment un ultra derrière.

J’aime assez le rouge jaiterminémonpremiertrail. Indescriptible, merveilleux, magnifique! Fier comme un coq le garçon et ça se voit sur son visage.

Et enfin, tu as le rouge-de-la-gênance. Tu sais, quand tu sors de derrière les fourrées après t'être délesté et que tu croises un groupe de toutous et qu’un gamin s’écrie “pouaaaaa, ça schlingue!”. Gênance…

J’allais oublier…il y a aussi le rouge-bourgogne qui accompagnera ton rougail saucisses d'après course et qui viendra colorer tes pommettes si tu en abuses!

jeudi 30 mai 2024

Le jeu de Coline #10: Selfie

Selfie à Ilet à Bourse, Mafate 

Plus qu’un simple selfie, j’ai décidé pour cette thématique de me mettre à nu. Pas tout nu. Juste à nu. Bah, je vais essayer de te montrer des trucs intimes. Noooooon, pas ça. Pervers! Des anecdotes…à mon sujet…

1. Mes ravitaillements sont minutieusement préparés. La flasque bleu se range dans la poche de gauche et continent de l’eau. La flasque rose se range à droite et continent de l’ISOTO. Ne jamais inverser les contenus, les couleurs ou les poches. Sinon quoi? Tu ne veux pas savoir… #error404.

2. Quand je mets mes chaussettes et mes chaussures, je commence toujours par la jambe gauche (mais ça, c’est une histoire de cerveau dominant. Si tu ne me crois pas, croise tes bras une fois dans un sens. Puis dans l’autre. Bizarre, n’est-il pas?).

3. Quand je rentre dans ma Moselle natale, j'aime courir autour de l'étang de mon village. 7,5 kilomètres au coeur de mes racines. Jusque-là, rien d’anormal. Sauf que je ne fais QUE ce tour et je le fais TOUJOURS dans le sens anti-horaire. Ne me demande pas pourquoi. Un jour, j’ai essayé dans l’autre sens. Nul. J’ai détesté! Par contre, aucun problème à le faire 5 fois de suite. Du moment que c’est dans le bon sens. Mon sens!

4. Dans mes entraînements, j’aime plus que tout…les routines. Ah bon? Oui…mon quotidien actuel est une routine géante où chaque chose à sa place. Chaque activité est planifiée. Chaque repas réfléchis. Chaque….bon, je pense que tu as saisi l’idée générale. Tu vas me dire, t’es chiant en gros. Peut-être. Mais j’adore ça et cela ne m'empêche pas de réussir à m’adapter face à l’imprévu. Dernier exemple en date: ma Chérie est rentrée 30 minutes après l’heure du dîner. Je ne lui ai QUE fait la tête durant 2 semaines. Tu vois, je suis suuuuuupeeeeer flexible (cette anecdote est fausse, ne crois pas tout ce que j'écris…j’ai simplement mangé avant elle).

5. Quand je fais les séances de renforcement avec ma kiné et qu’elle me dit: “sur cette série, tu me fais 12 répétitions, ce sera déjà bien. Mais si tu arrives à faire 15”. Moi j’entends, avec un petit air condescendant: “si tu fais pas 15, t’es naze mec”. Du coup, je fais 15 même si tout mon corps tremble (faits vérifiés cette semaine, merci Chloé).

6. Enfin, je pleure rarement. Voir jamais. Mais j’ai en tête 3 souvenirs marquants. Le premier, en 2003 quand Metz se fait éliminer par Sochaux en demi-finale de Coupe de la Ligue (3-2 ap). Quel déception… Le second, pour mon Pépé, évidemment (avec qui j’allais d’ailleurs voir les matches du FC Metz au bistro du village quand j’avais 8 ans). Et la dernière fois, sur le trail de Bourbon. Quand je te dis que l’ultra, c’est une aventure et des émotions. J’ai pleuré au PK100 en lisant les messages de soutient de mes proches. Fragile…bah ouais. Du coup, plus de téléphone durant mes trails!

Bonus: Avant une course, je vais 3 fois aux toilettes…ce qui est complètement stupide puisque je sais très bien faire caca derrière un arbre. J'étais expert en la matière quand j'étais petit. Papa dirait même, et je cite: le jeune a marqué son territoire dans toutes les forêts autour de la maison (bon, je trouve qu’il exagère un peu…).

Si tu as une anecdote à nous partager, n'hésite pas! On est aussi là pour rigoler.

mardi 14 mai 2024

Jeu de Coline #9: En mouvement

Une vidéo vaudra bien plus que mille mots. Je vous présente donc la thématique “en mouvement” avec la descente en trail-running. Dans notre étude de cas, nous définirons le mouvement comme l’activation du mode Papangue et l’application scrupuleuse de la devise: en avant, à fond (à fond, à fond), toujours!

Description du terrain de jeu: la descente se situe dans le parc Roston-Latanier, en plein coeur de la Possession. Cette section fait environ 65 mètres de D- sur 250 mètres et se descend entre 2 et…10 min. Elle est composée de marches plus ou moins stables (irrégulières, si je dois préciser), de quelques virages serrés et de parties un peu plus rectilignes, comme ici.

Consigne du jour: après un premier passage de mise en bouche (et accessoirement, une petite étude de trajectoire), il est demandé à notre athlète préféré de lâcher les chevaux et de voir ce que ça donne.

Analyse du mouvement: avant toute chose, il faut savoir que le Papangue est le seul rapace présent sur l'île de la Réunion. Il est majestueux, léger, beau. Un peu comme notre athlète (ou pas?). Toujours est-il, qu’il inspira de nombreux traileurs locaux et c’est dans les descentes que sa technique trouve tout son sens. Comment ça fonctionne? Les pouces en avant, les coudes en arrière, et tchic et tchac et tchic et tchac et tchic et tchac…ah non, c’est pas ça…

1. Redresse ton buste et ta tête pour regarder 4 à 5 marches devant toi (et non plus tes pieds, bien que tes chaussures soient très belles)

2. Met en avant ton bassin et attaque pointe de pied, ça va te faire prendre de la vitesse

3. Monte tes bras au niveau de tes épaules et, comme les ailes du rapace, tu les agites. Pas pour faire le piaf, mais pour te stabiliser au maximum durant la descente

4. Soit ultra concentré et, paradoxalement, complètement détendu

5. Plus c’est raide, plus tu vas jouer avec ta fréquence de pas. Et plus c’est roulant, plus tu vas allonger pour littéralement survoler les pierres

6. Serre les fesses pour ne pas te faire une cheville et pour toujours rester en mouvement

Note: tu peux également descendre comme les Toutous, en mode Quechoua-bâtons-”tipa-tipa” mais, bien qu’efficace, cette méthode n’est malheureusement pas vraiment approuvée par les Brutes.

Prêt? Feu. Partez!

Mention spéciale à Fabien qui a courageusement accepté de passer ces 3 heures avec moi. C'était un véritable plaisir que de te revoir, 8 ans après! I yéké oko.

vendredi 3 mai 2024

Point santé

Nouvelle semelle et Salomon Speedcross 6, la recette magique?

. 100 T

(Ça y est, tu l’as?)

Après des mois de mars et d'avril quelque peu…compliqués, je vois douuuuuuuuuceeeeeeeeeeemeeeeeeeeeeent le jour et c’est l’occasion de faire un “point santé”. Première bonne nouvelle, les yeux. 2 mois après mon opération, la situation est presque à la normale. Ma vision à droite et de 10/10 et à gauche de 12/10 (oui, je vois à travers les vêtements maintenant…). Il restait un relief sur la cicatrice de l'œil droit et c’est pour ça que ma vision restait floue et que j'étais sensible à la lumière. Aujourd’hui, j’ai encore quelques gènes en fonction de la luminosité et de mon état de fatigue mais dans l’ensemble, ça va.

Seconde nouvelle, elle concerne mes tendons d'Achille. Je termine avec le protocole de Stanish, ce qui veut dire que je vais progressivement pouvoir remettre en charge avec Chloé, ma kiné. Côté course à pied, je continue la march’ourir (et je ne rigole pas vraiment). J’ai terminé les séries de 3 minutes et passe à 4 minutes de course à pied (hier, c'était 10’ de marche; 4’ de footing; 1’ de marche; 4’ de footing et 10’ de marche pour terminer). D’ici 2 semaines, j’aurais mon premier week-end choc de la saison. Alors, notez bien ce premier gros test pour moi, il aura lieu samedi 18 et dimanche 19 mai 2024. Je vais en effet enchaîner…25 minutes puis 30 minutes le lendemain, non-stop si je dois préciser. Oui, tu as bien lu, on parle bien de minutes et non pas de kilomètres. Quelle folie! A partir de là, j’en aurais également terminé avec le protocole de reprise de la Clinique du coureur. L’objectif sera donc de reprendre des sorties un peu plus “normales” (à condition que mon corps l’accepte).

En attendant, je continue de bien m’hydrater et de m'étirer chaque jour. Le sommeil joue également un rôle important dans la régénération du corps. Malheureusement pour moi, ça pêche un peu depuis mars. Il ne fait pas ses nuits le petit…j’entame donc un travail de respiration et de cohérence cardiaque tout en diminuant les écrans le soir. En installant cette routine, je devrais retrouver Morphée pour des nuits…douces et paisibles (tu pensais à quoi, coquin).

Enfin, j’ai également revu Adrien, mon podologue. Nous avons refait une analyse de ma posture et de la répartition de ma charge sous les pieds. Après avoir réalisé un scan de mes empreintes plantaires, il m’a refait de nouvelles semelles. Les nouveautés pour cette version 2: 3 mm sous le talon à la place de 2 ; un renfort au niveau du métatarse ; et ajout d’une couche anti-vibration. En cours de test. Je profite également de cette période pour ressortir les Speedcross de Salomon. Je les gardais pour les terrains gras des Plaines ou du Volcan mais avec un drop de 10 mm, elles devraient bien me soulager dans cette phase de reprise. L'idée est de trouver un équilibre entre stress et adaptation. En gros, je joue actuellement avec la douleur. Pour te donner un ordre de grandeur, elle se situe entre 2 et 4/10 au repos et entre 4 et 6 durant et post effort. Ce qui, tu l’as compris, n’est pas terrible. Mais c’est moins pire que le mois de mars où j'étais la plupart du temps à frôler l’excellence avec des ressentis entre 8 et 10/10. Et c’est là que tu dois te demander “mais pourquoi se faire si mal?”...bah…très bonne question!

[Alerte spoiler: réponse à venir dans le Jeu de Coline…]

mardi 30 avril 2024

Jeu de Coline #8: Animal Péi

Furcifer pardalis, caméléon panthère aussi appelé localement L’endormi. 

Animal emblématique de l'île de la Réunion, le Traileur est un bipède coureur que l’on peut observer et encourager dans ses quêtes d’aventures. Son terrain de jeu: les sentiers. Il évolue seul ou en petit groupe mais à certaines périodes de l'année, il aime se rassembler en masse. Sa communauté est alors composée de plusieurs milliers d’individus. Les scientifiques ont d’ailleurs réussi à les décomposer en 2 groupes: il y a le Traileur Peloton, que l’on pourrait presque suivre dans son quotidien. Et puis il y a le Traileur Elite. Plus sauvage, il fait partie des dominants du groupe. Doté de capacités physiques et mentales décuplées, les Élites sont également appelés “les Brutes” (bien qu’au demeurant, ils restent très gentils).


Morphologie:

- Poids: 60 kg

- Taille: 171 cm

- IMC: 20,5 kg/m2


Le Traileur n’est malheureusement pas doté de pelage qui le protège des variations climatiques et n’est pas pourvu de pieds lui garantissant stabilité et résistance dans ses déplacements. Mais il est malin. Il s’adapte et s’équipe: vêtements chauds, imperméables et respirants en hiver ; vêtement légers, respirants et de couleur clair en été. Au quotidien, il aime afficher fièrement des t-shirts à l'effigie d’anciennes courses à laquelle il a pu participer. Un comportement que l’on ne sait expliquer.


Comportement:

Le Traileur est un animal joueur. Son activité préférée, courir dans les sentiers. Il aime se lever tôt (parfois même très tôt) pour partir de longues heures en montagne. De temps en temps, il s’inscrit à des courses (oui, il paye pour…courir). Les formats sont variables: 20, 40, 80, 110, voir 170 km! Une course folle. Pourquoi? Le Traileur Peloton sait qu’il ne gagnera pas (à cause des Brutes). Il sait qu’il va souffrir. Il sait que ce sera long. Dur. Dangereux peut-être. Est-il alors motivé par l’obtention d’un t-shirt "Finisher”? Une récompense qui rend l’animal si fier…on n’a pas encore bien saisi la subtilité de ce jeu.


Alimentation:

Avec une dépense énergétique importante, il doit constamment avoir des réserves nutritionnelles avec lui. Ne chassant pas, des points de ravitaillement sont mis en place pour lui éviter de mourir de faim. En ce qui concerne son hydratation, il tète beaucoup. En moyenne, 500 ml par heure. Souvent de l’eau, il apprécie également les boissons sucrées et le bouillon salé.


Habitat:

Les études sont limitées mais on l’a déjà vu dormir sur les sentiers qu’il pratique sous une étrange couverture dorée. Un accessoire de survie dont il ne saurait se passer.


Zone et période d’observation:

Le plus souvent, on l’observe dans les sentiers de Mafate, Cilaos ou Salazie. Néanmoins, on le voit de plus en plus proche des habitations et du littorale à travers des évènements que l’on nomme foulées ou encore trails urbains. Pour être sûr de ne pas le louper, vous aurez la possibilité de l’observer le 3è jeudi d’octobre lors du Grand Raid de la Réunion, un rendez-vous annuel pour lui et ses congénères.


Quelques anecdotes:

Il fait pipi n’importe où, sans réel but de marquer son territoire. Il dégage une odeur forte après 80 km. Il peut grogner à certains moments. Pleurer, puis être complètement euphorique. Il peut aussi baver, vomir, ou se déféquer dessus. On n’a pas encore bien compris pourquoi de tels comportements…mais ça le rend heureux.


Avertissement:

Ne pas confondre le Traileur avec le Touriste ou Toutou qui peut fortement lui ressembler en apparence mais ce dernier est équipé Quechoua de la tête aux pieds et utilise des bâtons (chose interdite chez le Traileur Péi).