mardi 17 juin 2025

3294 - Trente-deux nonante-quatre, c’est quoi encore le projet?

 

Image: Affiche du Grand Raid de la Réunion 2025

Cette année, j’avais dit “pas d’ultra”. Et…aussi étonnant que cela puisse paraître, je m’y tiens! Parce que non, 45, 50 ou encore 70 km, ce n’est pas de l’ultra. C’est long. Un peu. Mais, pas de négociation possible. Ce n’est pas de l'ultra-trail. Tu l’auras compris, je n’irai pas sur une 3ième Diagonale des Fous consécutive. Je te rassure, je ne pouvais évidemment pas passer à côté du Grand Raid. D’autant que les Dieux du trail l’ont décidé lors du tirage au sort de mars dernier!

Alors, 4 ans après avoir fait mes débuts sur cette terre de trail qu’est la Réunion (Petite rétrospective: Année 1 - Découverte du sport le plus cool du monde avec un trail de Bourbon 109 km ; Année 2 - Survivre à la DDF 165 km avec la manière et année 3 - DNF sur cette même Diag' ou comment prendre une bonne leçon d’ultra), j’ai décidé de revenir aux bases et de suivre une vraie progressivité dans mon année pour arriver doucement mais sûrement aux 70 km que propose la Mascareignes (ou Masca’ pour les intimes). L’évènement va être un peu plus joueur et sportif…et c’est tant mieux!

Le parcours, avec ses 4000 m de dénivelé positif pour 4800 m de dénivelé négatif devrait tenir toutes ses promesses. Partir de Salazie au milieu de la nuit. Traverser une partie de Mafate pour arriver à “la maison”. Monter le Mur de Dos d’Âne. Se casser les dents dans la Kalla d’abord puis sur le chemin des Anglais, en pleine fournaise. Terminer avec l’interminable montée vers le Colorado avant de redescendre sur la Redoute. Le menu s’annonce excellent!

Début des festivités dans 4 mois
Dossard n°3294
Courses préparatoires: GTO début juillet et CIMASARUN(?) fin août 


mercredi 4 juin 2025

D-Tour 45 - Mai 2025

Photo of the day

Début d'année compliqué mais…on y arrive. 

Après le cyclone Garance, de nombreux reports de course, un épisode Chikungunya et une dernière modification de parcours, nous y voilà finalement! Ma saison 2025 se lance sur un 45 tours. La chanson, un petit marathon avec quelque 2000 m de dénivelé positif. Le départ se fera de la Possession pour arriver au chef-lieu Saint-Denis, en passant par le gîte de la Roche Écrite. 

La stratégie de course? Comme dirait Eddy, “j’ai pas d’stratégie moi. C’est pour les gars qu’ont pas confiance les stratégies”. 5 km de plat pour s’échauffer, 17 km de montée pour pas péter et 20 km de descente pour tout envoyer. 

Départ: samedi 31 mai 2025 à 4:00

Distance: 42 km

Dénivelé: 2000 m


Vue sur Mafate et le Piton Cabris

D-Tour 45 [FINISHER | 2è SCRATCH sur 249 arrivées]

“Rêvons plus grand” aura donc été le slogan du WE! Mais avant de rêver, il fallait faire une course sérieuse. Et comme souvent dans ces moments, je savais pouvoir compter sur mon Assistance 5 étoiles qui m’accompagne.

Samedi, 4:05, le départ est donné dans une certaine confusion. L’organisation annonce un problème de pointage, décrit un parcours qui semble ne pas correspondre aux informations initialement transmises et lance une course sans réelle ligne de départ. Déconcertant mais le ton est donné pour les prochains 42 km et 2200 m de dénivelé théoriques. 

Je pars en imprimant un rythme de 4’15” au kilomètre et me retrouve vite seul en tête à rattraper les coureurs du 70 km, partis la veille. “On dirait que le 45 est parti” rigole un participant. Le contraste est saisissant. Après 6 kilomètres réguliers, j’entame le sentier de Bord et sa loooooongue montée jusqu’au Gîte de la Roche Écrite. Je me fais alors rejoindre par Romain Bardeur. On échange quelques mots et je lui souhaite une belle course en le laissant filer autour du kilomètre 7. Mon idée est de rentrer dans ma bulle en restant un cran en-dessous. Pour durer, il faudra rester le plus régulier possible lors des 17 kilomètres de montée qui m’attendent. 

D-Tour ou détour? Première surprise de ce parcours à Dos d’Âne où je dois retrouver Coline pour mon ravitaillement. En effet, les signaleurs m’indiquent devoir suivre un fléchage différent de celui préparé. Problème, Co ne m’attend pas du tout au bon endroit…j'espère qu’elle aura eu l’information mais je me prépare à faire une croix sur ma boisson d'effort, ma barre et mes 2 purées énergétiques. Quelques minutes plus tard, j'atteins le point de ravitaillement officiel et, comme redouté, je suis seul. Je remplis mes flasques d’eau et j’attaque la section Dos d’Âne - gîte avec une logistique des plus légères: 6 gels et uniquement de l’eau. Moi qui aime l’organisation millimétrée et que le plan se déroule selon le plan, il va falloir que je passe vite à autre chose. Je suis alors second et une énorme interrogation: est-ce que ça va passer? 1h37 de course et il m’en reste au moins 3. A raison d’un gel par demie-heure, ça ira. Je reviens vite sur le moment présent et m’efforce de ne pas ruminer. Pour le moment, tout va pour le mieux, aucune raison de paniquer!

Je continue ma montée sur un rythme régulier. Le profil de course est roulant et je peux courir 90% du temps. J’arrive au gîte en 3 heures, 20 minutes après Romain. Je fais le plein d’eau et bascule en seconde position avec 5 minutes d’avance sur Nicolas. Il reste un gros semi-marathon et 2200 m de D- à réaliser. Maintenant, l’enjeux va se trouver dans la maîtrise des émotions. Ne pas s'enflammer. Faire une descente costaud. Ne pas tomber et…gérer son effort et sa nutrition. 

Je ne connais pas le parcours, ni les sentiers. Il y a des sections roulantes, d’autres plus techniques. Le soleil s’est levé et ses rayons percent la forêt. Je suis ébloui. La casquette ne me sert à rien et je dois redoubler de vigilance. La première partie est joueuse avec un single rapide, des virages larges, peu de technicité mais un sentier un peu humide et surtout, des coureurs du 70 km dont le pas semble un peu plus lasse. Kilomètre 30, je retrouve de la route forestière bétonnée, de celle qui tape bien quand tu lâches les chevaux. S’ensuit des passages dans une forêt de goyaviers. On traverse une ravine. Ça descend, ça remonte. Les relances se font difficilement mais je me rapproche doucement de la dernière descente vers la Providence. Intersection. Je ne vois plus aucun marquage…j’y vais au petit bonheur la chance et ça passe pour cette fois. Je commence également à fatiguer. Mon estomac me fait comprendre qu’il aimerait bien autre chose que du gel. Il m’en reste 1 que je prendrai au kilomètre 35. Les purées auraient fait du bien…tant pis. Je croise de plus en plus de monde. Je comprends qu’il s’agit des coureurs engagés sur le 25 km. Mon attention est au plus haut car ça devient engagé. Le sentier ne se prête pas facilement au croisement de coureurs. Imagine alors des gens qui montent, la tête dans le guidon et en face, moi qui descend en mode papang à 10, 12, parfois 14 km/h. Ça en devient même dangereux…seul point positif, je suis sur le bon chemin!

Je viens doucement à bout de cette section. Plus de caillou, plus de racine, plus de marche. J’arrive sur une place où je peux remplir une dernière fois ma flasque avant de…mmm. Aller à gauche? A droite? Personne n’est là pour t’aiguiller et aucun marquage…dernière surprise qui vient confirmer le nom de la course: D-Tour et des tours. Heureusement, un randonneur m’aide après 1 minute de tergiversations. Je prends donc à gauche, pleine balle. Ce serait trop bête de se faire doubler à 3 km de l’arrivée. J’entre en ville. Encore 3 pâtés de maison pour décrocher l’argent. Le speaker annonce l'arrivée du second de ce D-Tour 45. Je passe la ligne et retrouve (finalement) Coline après 4h54'05"! 

Une course qui aura eu son lot de couacs, pas forcément des plus agréables pour l’expérience coureur, mais je retiens un parcours sympa, des conditions météorologiques incroyables et de (très) belles sensations dans les jambes. 

Bravo à l’ensemble des coureurs et merci à ceux du 70 et du 25 km pour les encouragements. Un grand bravo à Romain et à Nicolas qui réalisent tous les deux un beau début de saison. Big up aux bénévoles pour leur bonne humeur. Merci à Maddle pour la préparation physique, le travail porte ses fruits! Merci pour vos encouragements. Enfin, un immense merci à Co pour sa patience et son soutien (2 ans, ça valait bien la peine de se dépasser un peu)!

Podium scratch avec Romain Bardeur (1er en 4h46'13") et Nicolas Schumacher (3è en 4h57'02")


mardi 18 mars 2025

Verticale de la Fenêtre - Mars 2025

Forêt des Makes, source - cartedelaréunion

Après 6 semaines hors des sentiers et avec une reprise des plus progressives, j’ai décidé de prendre le départ de la Verticale de la Fenêtre. Initialement inscrit sur le 14 km, j’ai préféré revenir sur un format plus court et donc moins sollicitant pour mes tendons d’Achille. C’est donc dans le cadre du championnat de montagne élite femmes que je débute ma saison 2025 (8,5 km pour 1000 m de D+). L’objectif est de respecter une zone d’intensité de 3 sur 5 et d’ajuster en fonction des sensations. Cela devrait déjà me permettre de me faire plaisir et de retrouver des sensations, sans pour autant avoir un impact délétère sur le travail réalisé jusque-là avec mon kiné Mathieu. J’ai donc composé avec les armes du moment, en essayant de ne pas me faire mal. Ce format étant particulièrement exigeant, j’avais en tête de garder un pacing de course autour des 8 minutes au kilomètres (vitesse de 7,5 km/h) tout en restant dans des zones cardiaques autours des 155 BPM. Sur le papier, ça semble être un bon plan.

7:00, le départ est donné! Après 20 longs mètres à plat, virage à 90° et c’est parti! On attaque directement avec une belle pente béton avant d’entrer dans un chemin encore humide. 125 m de D+ pour le premier kilomètre. À 6’45” au kilomètre, autant dire que ça part fort…et que je suis déjà dans le rouge. Le deuxième kilomètre est du même acabit. J’essaie de rentrer dans un rythme qui me convient mieux car je sens que les jambes ne répondent pas. Au kilomètre 3, le groupe de tête s’est échappé. Il est composé de 2 coureurs juniors et d’Annecy APPOLON. Une fusée! Je me fais alors reprendre et, n’ayons pas peur des mots, déposer. D’abord par Marie QUILLEVERE, habituée de l'épreuve puisqu’il s’agit de sa 4è participation avec déjà 3 podiums à son actif dont une victoire, puis par Marie GATOUILLAT. Je n’arrive pas à les accrocher. Je manque cruellement de punch. Frustrant. Je comprends vite que je n’ai pas les outils pour ce format. Là où il te faut puissance et explosivité, j’ai une bonne endurance de fond. Très bien sur du long. Moins utile quand tu dois côtoyer des zones rouges pendant 1 heure. J'accepte cependant la relégation et me recentre sur l'idée première: courir sans se faire mal et rester régulier dans l’effort. Mais, alerte spoiler, j’aurais quand même mal. Aux jambes et un peu (beaucoup) au moral. Jusqu’au kilomètre 6, c’est compliqué. Ici, je rentre dans la forêt de cryptomerias. J’adore cet endroit, il dégage une énergie qui me plaît et me booste. Il y a beaucoup de racines, de la technicité et pendant 2 kilomètres, je vais pouvoir rigoler avec 150 m de D-. Je rattrape la troisième féminine. Elle ne semble pas du tout à l’aise et j’en profite pour prendre le large. S'ensuit 1,5 km de montée en faux plat avant d’attaquer le petit pétard de la journée: 180 m de D+ sur 500 m. 8 minutes en bonne forme…mais je vais surtout essayer de limiter les dégâts car la forme semble être restée à la maison. J’aperçois la seconde féminine avant d’attaquer la montée. On me dit même que le troisième est pris de crampes. Malheureusement, je ne suis pas dans un grand jour. Je peine à pousser sur les jambes. Je ne rattraperai personne mais j’essaie quand même de ne pas m’effondrer, si près du but. D’autant que j’entends que ça revient derrière. Après 12 min de montée, je franchis la ligne d'arrivée en 1h11’53” tout en conservant, de justesse, une anecdotique 5è position.

Même si cette course comptait pour du beurre, j’en tire déjà de nombreux points positifs. Le premier étant le retour dans les sentiers (les Makes sont décidément un terrain de jeu que j’apprécie particulièrement). Ensuite, j’ai trouvé que les sensations n’ont finalement pas été si mauvaises à la vue de l'entraînement quasi inexistant sur ce profil de course. J’ai eu peu de gêne aux TA. Et, j’ai vécu un moment de partage sympa à l’arrivée avec les copains! Une reprise intéressante avec du travail en perspective.


Félicitations aux championnes de la Réunion et à l’ensemble des coureurs et coureuses engagés sur ce format. Un énorme Big Up à Co, qui termine 36è sur 101 en 1h31 pour son second dossard. Merci à l’organisation Team la Rivière et aux bénévoles pour cette belle fête. Bravo à l’ONF qui a fait un super travail sur le sentier. Et merci pour vos encouragements!


Prochaine étape, fin avril avec le D-Tour 45.

mercredi 15 janvier 2025

Saison 2025 - Présentation des objectifs


Objectifs saison 2025


Qui dit nouvelle année, dit nouvelle saison Trail-running! 2024 ne s’est pas passée comme je l’espérais. Blessure. Frustration. Déception. Autant de points noirs sur lesquels je vais tâcher de travailler afin d’arriver à (re)trouver du plaisir dans la souffrance. Et pour celà, il faudra garder le sourire quand les jambes brûlent ; rester positif quand la machine n’avance plus ; et continuer d’alimenter cette folle envie de manger du sentier. La salade de cailloux sera alors un mets de luxe qu’il faudra savoir apprécier!


Je ne perds jamais. Soit je gagne. Soit j’apprends - N. Mandela

Voilà l’adage sur lequel je vais donc m’appuyer pour construire 2025. Et je ne vais pas renoncer face à l’adversité ou réviser mes objectifs à la baisse. Non, bien au contraire. J’ai décidé de me faire confiance et de partir sur une saison ambitieuse. De sortir de ma zone de confort. De découvrir de nouveaux événements. Et de prendre tout ça comme un jeu. Un jeu où il faudra faire preuve de courage, de patience et de persévérance. Pour y parvenir, j’ai également décidé de revoir mon approche de la pratique.


S'entraîner moins pour s'entraîner mieux

Je ne range pas tout 2024 au placard mais il va falloir apporter une nouvelle touche si je veux durer dans ce sport. Ainsi, on va mettre de côté les idées de volume, de distance ou encore de dénivelé. Je vais travailler en suivant mes envies et mes sensations. Améliorer ma planification. Respecter la progressivité ainsi que les temps de récupération (même si cela peut paraître frustrant). Et s’amuser! Pour cela, j’ai mis en place différents blocs de travail en fonction du calendrier. Le premier bloc est une reprise progressive de la course à pied avec acclimatation à la chaleur. Parce qu’il fait particulièrement chaud à La Réunion en ce début d'année. Je vais également continuer de nager et de faire tourner les jambes (en poussant parfois un peu plus fort et un peu plus longtemps, mais sans excès). Enfin, la préparation physique aura une place centrale. Les séances en charges lourdes avaient véritablement porté leurs fruits et m’avaient permis de combler mon manque de pratique. Ainsi, je renouvelle l'expérience avec la barre de fer et j’ai déjà organisé des cycles de force maximale à différents moments clefs de la saison.


Au menu de cette année nous aurons…

En guise de mise en bouche, je débute la saison à la maison avec la Verticale de la Fenêtre mi-mars. 14 km pour 1400 m de D+. Une épreuve comptant pour le championnat de la Réunion où il devrait y avoir un joli plateau au départ. Ensuite, direction Saint-Denis avec le D-Tour 45 fin avril. Les distances s'allongent un peu mais je reste sur un trail roulant avec peu de dénivelé. A partir de mai / juin, on ne rigole plus. L’objectif majeur N°1 se fera sur la trace de l’UMC. L’ultra Marathon des Cirques. Un gros morceau puisqu’il propose un tour complet du Piton des Neiges avec en prime, un passage par son sommet (3070 m). Le ratio km-dénivelé a de quoi impressionner avec 65 km pour 5000 m de D+! En ce qui concerne la seconde partie de saison, j’aimerais reprendre le départ de la CIMASARUN fin août avant de revenir sur une course du Grand Raid 2025 (objectif majeur N°2 à définir). J’ai aussi l'idée d'intégrer des événements OFF dans mon calendrier comme le jeu du Facteur ou encore d'enchaîner petit plouf - balade à vélo - puis à pied dans la montagne. Tu vois, des trucs un peu plus “cools”, histoire de rigoler, de découvrir l'île différemment et de profiter de nouvelles émotions. Pour tout dire, j’ai même pensé courir avec des chaussettes de différentes couleurs (bon…ok, les chaussettes, c’est peut-être de trop pour cette année).


Hola, ¿hablas español?

Enfin, dernier point que je vais revoir: la communication. L’an dernier, je t’ai partagé l’ensemble de mes sorties et de ma saison. Cette année, j’abandonne les posts quotidiens qui m’ont pris beaucoup d'énergie, mis une pression inutile et, par moment, sorti de mon projet sportif. J'alimenterai tout de même la page avec des images / vidéos et récits de course. Mais je souhaite me détacher des réseaux et ainsi réussir à mieux me concentrer sur moi et mon projet.


Enfin, j’en profite pour vous souhaiter à tous une belle année sportive! A bientôt dans les sentiers pour pousser fort sur les jambes et envoyer du lourd en descente.

samedi 21 décembre 2024

Saison Trail-running 2024, l’heure du bilan

Bilan saison Trail-running 2024 (données BeTrail et Suunto) 

D’un point de vue comptable, les chiffres sont intéressants. D’autant plus avec une blessure en début de saison. J’ai en effet été contraint de réviser ma planification sans pour autant arrêter de m'entraîner. Un mal pour un bien, puisque j’ai tout de même réussi à faire près de 5 700 km dont 3 400 de VTT, 500 de randonnée et 1700 de course à pied / trail. L’impact de la blessure s’est surtout ressenti sur le volume en trail, bien en-dessous de ce que j'espérais. En termes de dénivelé, je reste stable avec près de 145 000 m tous sports confondus. La nouveauté (qui porte ses fruits) est venue de la préparation physique avec l'intégration d’exercices à force maximale. Les gains ont été très importants et m’ont permis de combler mon manque de pratique dans les sentiers. J’en tire donc une première leçon: s’entraîner dur, c’est bien. S’entraîner intelligemment, c’est mieux!

Au niveau des classements, je termine l'année avec une côte générale BeTrail de 68,47 (-2,65 par rapport à fin 2023). En ce qui concerne mon Index de performance ITRA - International Trail Running Association, je suis à 701 (+15 par rapport à fin 2023). Cela signifie que j’entre dans la catégorie des coureurs dits “Avancés” (niveau régional). Très anecdotique.


Côté budget, voilà un récapitulatif plus ou moins exhaustif de mes dépenses hors frais de vie sur l'année:

- Équipement (chaussures, short, t-shirt, entretien VTT, …): +/- 350 €

- Frais d’inscription à 7 trails: +/- 550 €

- Santé (ostéopathe, podologue, huiles essentielles, crèmes et gels de récupération, crème anti frottement, Tape, strap, …): +/- 400 €

- Nutrition (boissons énergies, barres, gels, purées, …): +/- 250 €

- Logistique (hébergement): +/- 80 €


D’un point de vue sportif, l'année aura été…“Chaotique”.

Oui. C’est bien l’adjectif “chaotique” que j’ai choisi pour définir ma saison 2024. Il y a eu des hauts. Il y a eu des bas. Il y a eu du bon. Il y a eu du moins bon. Mais, tu me connais. Je ne fais pas dans la demie mesure. Et, je suis exigeant. Encore plus lorsqu’il s’agit de moi. Même si, sur le papier, la saison semble réussie. Cette année a été difficile. J’ai véritablement été bousculé. Physiquement et mentalement. Surtout mentalement.

Je ne vais donc pas me cacher derrière certains bons résultats. Non. Il y a eu beaucoup de déception. Des frustrations importantes. Des doutes. De la colère parfois. Soyons pragmatiques. Entre des ambitions démesurées. Une pression que je me suis mise liée au besoin de faire mieux que 2023. Une recherche de performance avant le plaisir d'être dans les sentiers. Et beaucoup d’impatience dans un sport qui demande tout le contraire. Soyons pragmatiques. Je me suis trompé dans l’approche. J’ai trop souvent oublié de m’amuser. Et à quoi sert de courir si tu ne le fais pas avec l’envie de te sentir vivant?


Janvier, un début d'année enthousiaste

J’aborde cette seconde année de pause professionnelle avec l’ambition de confirmer ma belle saison 2023. Le programme est costaud avec 2 objectifs majeurs de plus de 100 km: le Raid 974 et une seconde participation à la DDF. Je suis serein quant à ma planification et à mon niveau de forme. En plus de mon retour d'expérience, le DU Trail-running me permet d’améliorer mon approche et ma pratique. La première phase de reprise et d’endurance se passe plutôt bien. Les volumes sont respectés. Je mets progressivement en place des séances spécifiques pour développer ma VO2MAX. Je passe un test de capacités physiques et mécaniques encourageant au CREPS de La Réunion et j'obtiens de nombreux conseils de la part de Cyril GRANIER. Je suis enthousiaste mais sens néanmoins des gènes aux tendons d’Achille (TA) à partir de février, premiers signes d’une surcharge que je néglige.


Mars, le coup d’arrêt

Cette année, j’ai décidé de me faire opérer des yeux. L'opération se passe bien malgré une période de cicatrisation…compliquée. Après quelques jours de repos, j’ai le feu vert pour reprendre la course à pied. Malheureusement, la surcharge d’entraînement du début de saison accompagnée par la prise d’antibiotiques aura eu raison de mes TA. L’échographie montrera une tendinopathie chronique globale à droite et une tendinose focale à gauche. Tout s’effondre. Ma saison et mes objectifs sont remis en question. Incompréhension. Colère. Puis, période de doute. J’entame différents protocoles de ré athlétisation avec des hauts. Des bas. Et des très bas. On joue avec la douleur. Je n’en vois pas le bout. Je dois faire preuve de patience. De toi à moi, ce n’est pas mon fort. En juin, je retrouve un dossard. Pas simple. A partir de juillet, on aborde une phase de préparation physique avec Mathieu. J'intègre progressivement les charges lourdes dans mes séances de kinésithérapie. Ça me plaît.


Août, une préparation à flux tendu

L'évolution de la charge d'entraînement se fait progressivement depuis mai (je partais de loin avec le protocole de la Clinique du Coureur: 5’ de marche suivies par 5 séries de 1’ de course - 1’ de marche et 5’ de marche pour finir) Le but était d’arriver en octobre avec la possibilité de courir durant plus de 30 heures. Juin, 20 km avec 1100 de dénivelé. Juillet, 40 km avec 1500 de dénivelé. Je recommence à avoir de bonnes sensations. Août, premier et dernier vrai test. 50 km et presque 4000 de dénivelé. Là où j’avais réussi à enchaîner 3 mois de volume en 2023, je me retrouve à flux tendu cette année. Ça passe ou ça casse. La CIMASA se passe bien et je termine à une belle 15è place, le tout, sans douleur. Je finalise ma préparation en septembre sans encombre. Je suis plutôt confiant à l’approche du Grand Raid. D’autant que, c’est un fait, je suis plus fort que l’an passé. Je suis plus régulier. Je pousse plus fort sur les jambes. Et j’ai très nettement progressé dans les descentes techniques.


Octobre, la désillusion

Tout semblait parfait, peut-être un peu trop. Depuis ma blessure, j’ai travaillé différemment, plus intelligemment, ce qui me permet d’arriver sur la ligne de départ avec les mêmes objectifs que ceux visés en début d'année. L’idée est de faire une belle course et d’accrocher les 32 heures (équivalent d’un Top 30). Autour de moi, j’ai une superbe équipe d’assistance. Entre le retour d’expérience de 2023 et l’investissement de chacun, on est prêt pour une belle aventure. Malheureusement, je ne suis jamais rentré dans mon événement et je décide de rendre mon dossard avant Mafate. D’une certaine façon, j’ai manqué mon rendez-vous.


Novembre, au fond du trou

Quoiqu’on en dise, le DNF est une étape dans la construction d’un coureur. Pour moi, c’est une épreuve terrible. A l’image d’un deuil, il y a eu différentes étapes. Les premiers jours se sont plutôt bien passés. Le mal-être est arrivé plus tard. Il était difficile d’en parler. J’étais triste. Je me sentais vide. Je n’acceptais pas une décision que j’avais pourtant mûrement réfléchi. Je savais que les leçons seraient grandes et que j’allais progresser grâce à cette expérience mais à ce moment, je m’en veux. J’étais extrêmement déçu. Une période particulièrement pénible où plus grand chose ne m’anime va alors débuter. Je suis en boucle. Je refais le fil de la course. Je remets tout en question. Moi. Mon projet. Mon année. Après ce premier abandon, plus rien ne va. Les jambes sont là mais la tête, elle, est loin. Je ne le montre pas mais je me sens seul…


Décembre, la réaction

Accepter de toucher le fond. Prendre le temps du deuil. Et réagir. Si je ne suis pas allé au bout de l’aventure GRR, c'était aussi pour ne pas finir blessé et avoir l’opportunité de m’aligner sur un dernier événement avant la fin d'année. L’UMTT est la dernière occasion pour finir sur une note positive. Pour moi, cet ultra sonne un peu comme une revanche. J’ai envie et besoin de ce moment dans Mafate. Aucun objectif particulier si ce n’est celui de terminer ces 70 km et de retrouver un peu de plaisir à courir dans le cirque. Peut-être y trouver des réponses? Une forme de paix, c’est certain. Au final, c’est une réaction d’orgueil et le retour d’un état d’esprit combatif qui me permettront d’accrocher une 4è place, sous les 10 heures de course. Tous les soucis ne sont pas réglés, mais un début de réponse a été trouvé. J’ai su faire preuve de patience, de caractère et d’envie.


Aujourd’hui, je profite d’une vraie coupure pour déconnecter et me reposer. L’organisme a été fortement stressé durant l'année. Entre blessure et charge importante de travail, la coupure est nécessaire pour le corps comme pour l’esprit. Digérer. Accepter. Apprendre. Avancer.


“Chaotique”, vraiment? Bon, d’accord. “En demie teinte” serait sans doute plus juste. Cette année, j’ai expérimenté. Je me suis lourdement trompé mais j’ai appris. J’ai fait preuve de résilience. Je n’ai pas laissé tomber. Je me suis relevé et, dans l’adversité, je me suis retrouvé. Je suis revenu à l’essentiel. Je me suis finalement amusé. Je suis persuadé que ma marge de progression reste importante mais il faudra me montrer plus patient et travailler intelligemment pour continuer d'évoluer. Pour continuer de rêver!


Retour aux affaires prévu début janvier!


Un grand merci à vous qui me suivez et me soutenez. Merci à la famille et aux copains. Des pensées particulières pour les messages bienveillants que j’ai reçu fin octobre. Ils m’ont vraiment fait chaud au coeur!

Merci à l’Université de la Réunion, à Yoann MORNET et à l’ensemble de son équipe pédagogique. Le Diplôme Universitaire en Trail-running aura été un des motifs de satisfaction de cette année. Les connaissances, les valeurs et les expériences partagées durant ce DU ont renforcé ma motivation et ma détermination. Je n’oublie évidemment pas mes camarades de promotion pour nos échanges passionnants et des amitiés naissantes.

Merci à mon équipe médicale pour tout le travail réalisé ensemble. Mathilde, Chloé et Claire (Kinésithérapeutes Sport Péi à La Possession); Mathieu et Alexis (kinésithérapeutes Kin’Activ’ à La Rivière Saint-Louis); David KRAVTCHENKO (ostéopathe à La Possession) et Adrien FRAPPIER (podologue à La Possession).

De chaleureux remerciements à mon équipe d’assistance Grand Raid 2024. Co, Thib’s, Justine, Thomas, Lucie et Fabian, merci pour tout. Vous avez été formidables et j'espère vous le rendre en venant remplir vos flasques à l’occasion.

Enfin, un immense merci à Toi, sans qui ce projet ne serait certainement pas aussi beau. Cette année, j’ai pris énormément de plaisir à travers l’écriture et le Jeu de Coline. Tu m’as épaulé dans les bons et les mauvais moments. Entre la blessure aux TA, les périodes de doute ou encore l'expérience difficile de l’abandon sur notre course phare de l'année, tu es restée présente et positive. Pour ça et tout ce que tu m’apportes au quotidien, je te dis MERCI! Je nous souhaite donc de continuer à vivre d’Aventure et d’eau fraîche (avec une pointe d’ISOTONIC).


Belles Fêtes de fin d'année à vous et à bientôt pour la présentation des objectifs 2025!

mardi 3 décembre 2024

Ultra Mafate Trail Tour - Novembre 2024

 


Photo d'avant départ 

Ultra MTT: 70 km. 4700 m de dénivelé. Un rendez-vous spécial. Mafate Trail Tour, version ultra.



Podium catégorie M0H avec Yannick Dournel à droite (2è en 10h10'46") et Valentin Maillot à gauche (3è en 10h26'19")

Mafate, mon Amour! À travers l’aventure MTT version ultra, j’avais au plus profond de moi le besoin de franchir cette ligne d'arrivée. Pourquoi? Pour y trouver une forme de réconfort. Des réponses peut-être. Mais aussi et surtout, pour te présenter mes excuses après notre rendez-vous manqué d'octobre.

Aujourd’hui, je suis heureux. Émotionnellement et physiquement épuisé. Mais heureux! 70 km. 4700 m de D+. Et 9h53'03" d’effort pour venir visiter la quasi-totalité de tes îlets. Il y a eu des hauts. Des bas. Des très bas même. Un sursaut d'orgueil. Puis la lumière. Une remontée comme je les aime. Des larmes. Et la délivrance. Mafate. Quelle aventure tu m’as offert!

Résultat: 4è au scratch (sur 300 coureurs au départ). Victoire en catégorie Master 0.


Mafate et le Piton des Neiges

Ultra MTT, J+3 [FINISHER | VICTOIRE M0H]

Aujourd’hui, j’aborde cette course avec l'idée première de franchir la ligne d'arrivée afin de terminer l'année sur une note positive. Parce que 2024 ne s’est clairement pas déroulée comme je l’avais imaginé. Entre blessure aux tendons d’Achille, révision de la quasi-totalité du planning et abandon sur ma course phare, autant te dire que j’en ai gros sur la patate avant de prendre ce départ. Physiquement, je me sens en bonne forme malgré des gènes résiduelles aux TA. Mentalement, c’est autre chose. Ainsi, je suis bien conscient que je n’aborde pas cet ultra dans les meilleures conditions…et que je vais probablement avoir mal. Mais, j’accepte l’aventure avec une certaine idée. Celle de faire ma course. D'être régulier dans les sentiers. De retrouver de l’envie et de la joie. Et, évidemment, de profiter de Mafate.

Le départ est donné depuis Grand îlet à 1h00. Nous sommes 300 coureurs engagés sur cette seconde édition de l’ultra Mafate Trail Tour. La météo s’annonce clémente et les sentiers sont en bon état. Les 9 premiers kilomètres nous emmènent au Col des Boeufs par la route. Un peu plus d’une heure de course pour y parvenir, je suis un peu rapide. Parce qu’on ne le remarque pas trop mais ça grimpe. Avant d’entamer la descente vers La Nouvelle et de traverser la Plaine des Tamarins, je sors de mon silence et commence à discuter avec Yoann. Il s'avère que nous avons un peu le même profil, la même envie suite à un abandon lors de la Diagonale des Fous d’octobre et des valeurs communes. Qui plus est, il descend bien et m’ouvre la route. Je fais un ravitaillement plus rapide et repars seul vers Marla. PK21, j’arrive dans l’îlet en 7è position et rattrape même le 6è. Tout va bien pour moi. Les jambes répondent positivement, la tête aussi. Je sais que la course est encore longue mais je me dis qu’il y aura peut-être plus à aller chercher qu’un “simple” finish. On fera le point à partir de PK35.

4h00 du matin, l’ombre de la Diagonale vient doucement s’installer sur ma course et dans ma tête…je me sens épuisé. Je me fais décrocher et je suis à nouveau seul avec mes démons. L’envie de m'arrêter et de dormir est forte. J’ai la sensation de ne plus avancer. De ne plus avoir d'énergie pour monter ces marches qui deviennent alors de plus en plus hautes. Je rentre dans un cercle vicieux où je ne m’alimente plus et où les pensées négatives viennent parasiter mon bon début de course. Heureusement, la leçon d’octobre a été grande et je me suis promis de ne plus tomber dans ces travers. Plus aussi facilement en tout cas! Ça va être long mais il faut faire le dos rond. Comme dirait Franck, la routourne finira par tourner! Distorsion du temps. C’est dur. J’ai mal mais je sers les dents. Ça va passer. Nous sommes à Piton des Orangers et je viens de me faire reprendre par Yoan et Yannick. Je retrouve néanmoins une meilleure dynamique avec leur arrivée et surtout, le levé du jour. La descente technique fait du bien, j’arrive même à remettre de la vitesse et je relève mon niveau d’attention. Ça fonctionne, je me réveille. Malheureusement, une fois arrivé en bas de la rivière, il va falloir remonter…Yoan semble inspiré et imprime un rythme que seul Yannick arrive à suivre. Ils me distancent rapidement. A îlet à Bourse, je pointe à la 6è place après avoir lâché un autre coureur. Sans trop savoir où en sont les autres, je ressens une chose nouvelle. Une chose que j’avais perdu ces derniers temps. Je me sens bien. Et, sur ces sentiers, je retrouve du plaisir et de l’envie. L’envie de courir. L’envie de pousser fort. L’envie d’aller voir ce que je peux aller chercher. Il y a un Top10. Une barre des 10 heures de course. Et une remontée en mode “Packman de Mafate”. Le premier à en faire les frais est Yannick. Je le récupère un peu avant Aurère. Il n’accroche pas ma cadence. PK55. Je suis désormais 5è et me dis que maintenant, je ne la lâcherai pas facilement cette place!

J’entame désormais la dernière difficulté, le sentier Scout. 7 kilomètres pour +1200 m. Notre voie pour sortie de Mafate. Une belle ascension avant de retrouver le bitume et une portion de 6 kilomètres de route. Ici, les traces de l’UMTT et de la MTT se rejoignent. Nouvelle stimulation, je vois du monde après des heures seules. Je monte et rattrape un après l’autre les dossards jaune. Mais pas de blanc en vue. Yoann doit être loin. A 15 minutes du sommet, des spectateurs m'annoncent le 4è très proche. Je relance avec hargne. Je vais aller le chercher. J’en suis convaincu! Moment d'émotion avant de sortir de Mafate où je repense au Grand Raid. Pas le temps de badiner. Je suis encore plus motivé pour terminer fort. D’autant que la barre des 10h00 est de plus en plus accessible!

Dernier ravitaillement. Je prends un peu d’eau et retrouve Yoann! C’est bon ça! On attaque la longue descente ensemble sur une allure de 4 minutes au kilomètre. On discute de nos courses respectives. Il se sent bien. Il est content de ce qu’il produit. Je suis également content d'être à ses côtés pour terminer. Mais après concertation, il confirme ma pensée. On sera tous les 2 sur les podiums de nos catégories respectives mais il y a une place d'honneur à aller chercher. Et ce serait cool de terminer au sprint. On est d’accord! Ça va être sport. Il reste 4 kilomètres et je décide d'accélérer. 2 kilomètres mangés en moins de 7 minutes. Ça tabasse. Je me retourne. Le trou est fait! Encore une montée. Ne pas s'arrêter de courir. Des crampes. Nooooon. Ça passe. Plus que 1 kilomètre. Je vois l'arrivée et personne derrière moi. Au bout du bout, je serai aller la chercher cette 4è place (et, en moins de 10h00 s’il-vous-plaît)! Qu’est-ce-que c’est bon!

Merci à Yoann pour ce bel échange et ce final! Malgré la compétition, les moments de partage ont été forts et c’est avec un grand sourire que nous nous tapons dans la main. Bravo à Yannick et aux autres coureurs de cette ultra. Une course difficile mais particulièrement conviviale. La beauté de ce sport!

Merci à l’organisation RANDORUN ainsi qu’à l’ensemble des bénévoles . Merci aux spectateurs et aux coureurs de la MT et MTT pour les encouragements. Et, évidemment, merci à la famille et aux copains pour tout le soutien!

Enfin, des pensées particulières pour Coline, Justine, Lucie, Thib’s, Thomas et Fabian. Vous ne le savez pas, mais vous m’avez permis de me dépasser aujourd’hui!

dimanche 20 octobre 2024

Diagonale des Fous - Octobre 2024

Dernier ravitaillement avant le grand vide, Cilaos, PK77

Diagonale des Fous: J+1, j’ai manqué mon rendez-vous… [DNF]

Un ultra se joue sur des détails. Aujourd’hui, la balance aura malheureusement penché du mauvais côté. Malgré un bon départ, je ne suis jamais entièrement entré dans mon événement. Le mental a d’abord été mis à l'épreuve. Puis des douleurs se sont installées. Et finalement, je n’ai pas réussi à trouver de solution pour sortir de ce cercle vicieux et me libérer. Les jambes étaient pourtant présentes et les temps de passage, une fois encore, maîtrisés au quart d’heure près. J’aurais pris du plaisir au départ, à haranguer une foule déjà très bruyante. Puis, à découvrir un magnifique levé de soleil sur les Plaines ou encore à sauter dans les flaques de Mare à Boue. Et finalement, à jouer dans l'exigeante descente du Bloc. Mais c’est à Cilaos que je prends la décision de mettre le clignotant. Les quelques kilomètres supplémentaires jusqu’au sommet du Taïbit n’y changeront rien. Je n’entrerai pas dans Mafate. Physiquement, le corps s’en remettra. Pour le reste, il faudra un peu plus de temps. Mais une chose est sûre, à l’issue de cette expérience, la leçon sera grande et les points positifs nombreux.

Un grand merci aux bénévoles, supporters et coureurs pour le soutien durant la course. Merci à vous pour vos messages bienveillants.

Une dernière pensée à mon Assistance qui s’est donnée à 200% pour m’emmener le plus loin possible. Coline, Lucie, Justine, Thib’s, Thomas, Fabian, MERCI à chacun d’entre vous!